bilan

Bilan psychomoteur, indications

le bilan psychomoteur

Afin de rendre compte à des parents ou à des professionnels, des difficultés et/ou du profil psychomoteur d'une personne, « l'espace de rencontre » du bilan permet d'évaluer un équipement neurologique, des potentialités de développement, un niveau de maturation relatif à une classe d'âge.

Cette situation diagnostique standardisée cherche à apprécier simultanément :
• L'activité psychomotrice : le contrôle postural, l'équilibre statique et dynamique, les coordinations motrices, l'organisation visuo-manuelle, l'orientation, le rythme, le graphisme, la motricité fine, les réactions tonico-émotionnelles, le jeu spontané.
• La capacité à se représenter son corps, l'estime de soi, la richesse de l'imaginaire, les déficits d'attention, des caractéristiques de communication verbale et gestuelle.
• La qualité des modes de relation que le sujet instaure avec son environnement, des observations relatives à la situation d'examen et à la séparation…

Mis en rapport avec des éléments de l'histoire du patient, l'examen psychomoteur permet de dédramatiser certaines situations qui relèveront ou non d'un suivi en thérapie psychomotrice. L'examen se déroule sur trois consultations de 50 minutes chacune.

Mon compte-rendu établit des liens entre ces différentes observations, pour comprendre plutôt que d'expliquer des conduites symptomatiques. Il contribue notablement à l'élaboration du diagnostic et du projet thérapeutique.

Indications et champs d'application

Une caractéristique de l'exercice libéral est la diversité des pathologies et des âges rencontrés. Voici quelques situations qui concernent directement des indications de thérapie psychomotrice :
• Le bébé qui présente un retard de développement, qui entre difficilement en relation, qui ne joue pas…
• L'enfant trop remuant, ou replié « dans son monde », qui n'accède pas aux apprentissages : celui qui trébuche souvent, manque d'attention, celui qui a du mal à développer sa motricité fine…
• L'adolescent qui ne parvient pas à construire une image positive de son corps ou qui a une mauvaise estime de lui et qui le fait savoir de manière inappropriée…
• Les personnes dont les troubles somatiques peuvent être améliorés par un travail corporel : sommeil, anorexie, maladie de la peau…
• Toute personne, enfant ou adulte qui après un choc ou un traumatisme a besoin de se réapproprier son corps, de retrouver la globalité de lui-même…
• Les personnes stressées qui ne parviennent pas à se rendre disponible à eux même ou auprès de leurs proches, celles dont la peur les empêche de développer une vie sociale…
• Les personnes âgées dont les repères corporels, spatiaux et temporels changent, qui ont peur de tomber, de perdre la mémoire…